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Bonne nouvelle, on peut manger durable !

Bonne nouvelle, on peut manger durable !

Image d'illustration de l'actualité Bonne nouvelle, on peut manger durable !

« Se nourrir durable ? », c'est la question posée par le CERIN (centre de recherche et d'information nutritionnelles, rattaché à l'interprofession des produits laitiers) à Nicole Darmon, nutritionniste et épidémiologiste, lors d'une conférence à Séville. Intéressés, nous sommes allés sur place. A la sortie, on est guillerets : il ne s'agit pas d'une utopie !

Dans nos pays développés, l'alimentation est responsable de 15% à 30% des émissions de CO2. Revoir le contenu de notre assiette nous permettrait donc d'agir en faveur de la planète mais pas seulement, car le changement de régime repose sur 4 piliers : la nutrition, l'environnement, la culture et l'économie. La question « Se nourrir durable ? » pourrait donc se traduire en ces termes : Est-il possible d'avoir une alimentation saine, nutritionnellement viable (donc avec tout ce qu'il faut dedans pour être en forme et débordant d'énergie), qui soit dans un ordre de prix raisonnable tout en ayant un impact limité sur la planète ? Le tout bien sûr, sans que cela nous demande de révolutionner notre assiette. Pas simple comme équation.

C'est là où on se réjouit d'avoir croisé la route de Nicole Darmon. La série d'études qu'elle a conduite en France et en Europe avec ses équipes de l'INRA Montpellier a permis d'établir que l'on peut répondre par l'affirmative à cette question. Sans bouleverser nos habitudes d'achats et tout en suivant les recommandations nutritionnelles, nous pourrions réduire jusqu'à 30% les émissions de gaz à effet de serre liées à notre alimentation ! Pour cela, quelques règles de base sont à respecter.

On commence par agir sur sa propension au gaspillage alimentaire. Une fois que cela est fait, on se penche sur notre panier. Ici, pour tous les non-allergiques, les tolérants en tout genre et autres flexitariens, pas besoin de supprimer de groupe d'aliment de manière définitive. Il suffit de réduire les parts occupées par la viande (bovine et charcuterie) et l'alcool et d'augmenter celle des fruits et des légumes !
A part si vous aviez prévu un apéro planche/vin ce soir, c'est plutôt facile, non ?

Mathilde Frézouls

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