On ouvre les huîtres les yeux fermés !

CONSOMMATION D'HUÎTRES
On ouvre les huîtres les yeux fermés ! sur Qu'est-ce qu'on fait
Les fêtes de fin d’année approchent à grands pas. On prépare ses cadeaux, son sapin et on concocte un menu digne des grands chefs pour faire plaisir à nos proches. Mais on se questionne : que pourrait-on déguster qui ait un faible impact sur l’environnement et notre santé ? Chez Qqf, on s’est intéressé aux huîtres : si elles étaient nos meilleures alliées pour festoyer sans culpabiliser ?

Des huîtres qui ont tout bon ? 

Chez Qqf, on adore les huîtres ! Et oui, comme la plupart des Français. Nous détenons le record européen de la production et consommation de coquillages frais et en particulier d'huîtres :

  • 130 à 140.000 tonnes sont produites en France, soit 80 % de la production européenne
  • 1/3 d'entre elles est consommé durant les fêtes de fin d’année

En plus d'être riches en oligo-éléments, les huîtres françaises sont élevées dans des zones qui font l'objet d'une vérification stricte de la qualité de l'eau parce qu’elles ont tendance à concentrer les polluants et notamment les métaux lourds : mercure, plomb et surtout cadmium. On peut être soulagé : les huîtres françaises ont des résultats très inférieurs aux valeurs réglementaires !  

Battle d'huîtres : diploïdes vs triploïdes 

En revanche, ça se corse lorsque l’on s’intéresse à l’origine des huîtres. En effet, ces coquillages très prisés ne sont pas tous d’origine naturelle : 50% des huîtres françaises sont des Organismes Vivants Modifiés. Surpris ? Nous aussi ! On a tenté d’y voir plus clair.

Les huîtres sont normalement diploïdes, c’est-à-dire qu’elles ont deux chromosomes. Or, en été celles-ci deviennent « laiteuses », car en reproduction, et sont peu appréciées des consommateurs. Il est préférable de les consommer durant les mois en « R » : de septembre à avril ! Parfait pour les fêtes de fin d’année.

Au-delà de cette saisonnalité, la production française a perdu 1/3 de son volume. En cause ? Le développement d'un herpès de l'huître provoqué, entre autres, par l’augmentation de la température de l’eau qui favorise la propagation du virus. Présent sur notre territoire depuis 2008, le virus n’est pas contagieux pour les humains (ouf !)

Mais pour nous proposer des huîtres alléchantes toute l’année, des laboratoires ont créé les huîtres triploïdes, dites des « quatre saisons ». Elles sont élevées dans des écloseries où leur gêne a été modifié pour les rendre stériles ! Exit les huîtres laiteuses, leur texture est constante toute l’année.

Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, elles ne sont dangereuses ni pour la santé, ni pour l’environnement. C’est une bonne nouvelle ! Le hic ? Il n’existe pas d’étiquetage permettant de distinguer les huîtres diploïdes des huîtres triploïdes.  

En tant que consommateur, la seule manière d’être sûr de déguster des huîtres d’origine naturelle est de se tourner vers les huîtres labellisées AB qui sont les seules à nous le garantir.

En plus, elles répondent à un strict cahier des charges : des analyses viennent traquer les micro-polluants (pesticides, métaux lourds, etc.) ou encore, les filets anti-prédateurs ne doivent pas nuire aux oiseaux.

Le problème : les huîtres bio peuvent voir le jour en mer tout comme en écloserie. Certains ostréiculteurs militent pour un étiquetage des huîtres « nées en mer » pour plus de transparence vis-à-vis du consommateur. En attendant l’adoption d’un quelconque amendement, l’association recense l’ensemble des éleveurs d’huîtres nées en mer et c'est par ici

  • On devient incollable ! On regarde ce documentaire et on écoute ce podcast France Inter pour en savoir plus sur les huîtres triploïdes.
  • On les choisit bien :
    • On court acheter des huîtres bio françaises qui nous garantissent une origine naturelle et sans pesticide.
    • Mais on n’hésite pas à demander des huîtres « nées en mer » pour éviter de déguster des huîtres tout droit sorties des laboratoires.
    • On se rend au marché ou directement dans des poissonneries pour favoriser les circuits courts (à l’inverse de la majorité des Français qui sont plus de 58 % à acheter leurs huîtres via les Grandes et Moyennes Surfaces).
  • On s’occupe de leurs coquilles :
    Composées essentiellement de calcaire, les coquilles d’huîtres possèdent de nombreux atouts. Ce serait bête qu’elles finissent au fond de notre poubelle ! 
    • On les utilise pour drainer la terre en les plantant dans notre jardin ou bien directement dans les pots de nos plantes.
    • On les composte. Mais mieux vaut les concasser pour accélérer leur dégradation.
    • On les recycle : on n’y pense peu mais certaines communes maritimes ont installé des bennes dédiées uniquement à la récupération de coquilles d’huîtres comme : Le pays des Herbiers en Vendée, l’Ile d’Oléron, Marennes ou Ancenis. N’hésitez-pas à vous renseigner auprès de votre mairie.
    • On les donne à nos poules (si l’on en a, bien évidemment) ! Riches en calcium, les coquilles d’huîtres sont d’excellents compléments alimentaires pour ces animaux de basse-cour.
    • On s’en sert pour détartrer notre bouilloire. On y glisse une coquille entre chaque utilisation, le tartre se déposera naturellement dessus. Un conseil : faire bouillir la coquille avant la première utilisation. 
    • On se met au DIY. Les coquilles peuvent servir de rangement pour nos bijoux ou encore de bougies

N’hésitez-pas à partager vos astuces DIY pour coquilles d’huîtres !

Elodie Mariani

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