Notre rapport au corps

Revenu sur le devant de la scène, le corps occupe une place particulière dans notre société. Il est primordial dans beaucoup de nos interactions, parfois même quand ce n’est pas vraiment nécessaire (sur un CV, ce sont les compétences qui comptent non?). Le corps, depuis l’Antiquité, n’a jamais été aussi omniprésent. Il est scruté, analysé, critiqué, idolâtré, détesté, envié, caché, exposé. Que cela dit-il de notre société ?


Le corps est mis à l’honneur ces dernières années, notamment au travers des performances artistiques, de la publicité, les magazines, mais aussi du sport ou des thérapies corporelles. On s’intéresse à lui, on ne le cache plus et on l’assume. Enfin, c’est ce qu’on veut laisser croire. Cette surexposition de corps n’est en fait pas anodine et sans conséquences. La représentation du corps est souvent celle du corps beau, du corps parfait. Qui dit corps parfait, dit standard et cruelle absence de diversité. En l'occurrence, un manque de visibilité considérable de certains corps persiste. La beauté est normée, voire stigmatisante : on assiste à un culte de la minceur longtemps dicté par la mode et le mannequinat. Ce qui peut engendrer chez les jeunes une construction difficile du rapport à soi, à son corps, quand celui-ci n’est pas représenté par les canons de beauté qui sont imposés.

On pourrait croire que la génération Z est décomplexée de la nudité, grâce aux réseaux sociaux notamment, alors qu’ils peuvent faire l’effet inverse et nourrir la peur du jugement des autres. Simple pour personne alors de copiner avec son corps. On tente de jongler entre une injonction à l’acceptation de soi, de son corps tel qu’il est, et celle de le remodeler pour qu’il donne à désirer. Transformer son corps est devenu si simple (chirurgie, UV, teintures...) qu’il n’est pas évident de faire la différence entre sa propre volonté et l’influence des impératifs de beauté.

Une prise de conscience émerge, et des réflexions remettant en cause la société de consommation et ses diktats fleurissent. Notre dossier vous mènera du témoignage d’une diététicienne gourmande anti-régime à Orlan, en passant par des tampons respectueux de nos corps, à des cheveux crépus au naturel, à des naturistes swag en passant par des QQF anti-grossophobes, anti-shaming et body positive (halte à la labiaplastie!).

Certaines personnes ne se reconnaissant pas dans l’idéologie dominante décident de le revendiquer pour participer à la représentation des modèles encore inexistants.

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