Tourisme 1 - Planète 0

L’année dernière, on a « fait » le Cambodge. Ah bon ? Mais qu’est-ce qu’on y a fait exactement en y étant parachuté quelques jours voire quelques semaines comme ça d’un coup, ex nihilo ?

 

On s’est fait du bien ? Sûrement. On lui a fait du bien, c’est moins sûr. En partant en vacances à l’autre bout du monde, on contribue, sans s’en rendre compte, à l’augmentation significative de l’empreinte carbone du tourisme mondial. Un secteur qui, lorsqu’on cumule le transport, l'hébergement, le shopping, la nourriture, est l’une des activités humaines les plus polluantes. Pour le transport, c’est facile à comprendre : les déplacements en avion polluent beaucoup, et les autres modes de déplacements, surtout par flux importants et sur de grandes distances, ne sont pas beaucoup mieux lotis. Mais l'empreinte carbone du tourisme n'est pas seulement liée aux déplacements. C'est aussi tout ce qu’on fait sur le lieu de vacances qui génère une production importante de gaz à effet de serre : la nourriture standardisée, l'hébergement confortable (y compris toutes les infrastructures édifiées spécialement pour l’accueil des touristes), les souvenirs en plastique, la recherche de sensations fortes au détriment d’écosystèmes souvent fragiles, les bus qui stationnent au diesel et plus globalement tout l’arsenal déployé par l’industrie touristique pour permettre à ses clients de quitter leur quotidien avec l’assurance, la garantie souscrite par contrat d’un voyage en toute sérénité. Aujourd’hui, on part en vacances à la recherche de calme, de découvertes culturelles, ou de sensations nouvelles. Mais pourquoi ? Dans quel but quand on sait qu’à l’heure où le monde est mondial, il devient de plus en plus dur d’étancher tout à fait sa soif de dépaysement autrefois promise par la quantité de kilomètres parcourus.

Pourtant, le nombre de touristes ne cesse d’augmenter à travers le monde. Alors un tourisme durable, respectueux de l’environnement et des cultures est-il envisageable ? Est-ce que le touriste du XXIe siècle va pouvoir se muer en voyageur adepte de la lenteur, à privilégier les transports doux, décidé à privilégier le chemin à la destination pour ne laisser aucune trace de son passage ? Nos vacances peuvent-elles devenir vraiment éthiques et responsables ? Décryptage dans le dossier de cet été !

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