Viticulture et culture du vin

Le cliché français, c’est Béret, Bouteille de vin et Baguette. Mais encore pour combien de temps ? Le marché du vin, quasi patrimonial en France, est en plein essor dans le monde et offre des opportunités et des menaces sans précédents à la production viticole française. Aujourd’hui le choix de certains consommateurs se tourne davantage vers des vins faisant état de méthodes de fabrication plus “saines” ou “éthiques”. Le changement climatique met à mal cépages traditionnels. La viticulture conventionnelle a-t-elle du souci à se faire et quel est le rôle du vin dans la transition écologique et sociale actuelle ? En somme, qu’est-ce qu’on fait se demande : “Qu’est-ce qu’on boit ?!”


La compétitivité à l’échelle mondiale -Chine, Chili, Australie, met à mal et bouscule les traditions françaises, jusque-là conventionnelles. Le vin français s’interroge sur son avenir, car mondialisation et artisanat ne font pas bon ménage. Notre héritage viticole ne suffit plus et la transformation des productions de vins a déjà débuté : place aux méthodes de fabrication qui promeuvent le respect de la terre et des conditions de travail des vignerons et vigneronnes, ouvriers et ouvrières saisonnières ; en somme : une agriculture responsable. Le consommateur, qui a trinqué assez longtemps, exige un travail éthique de la terre et un vin qui limite l’utilisation de produits chimiques et phytosanitaires nocifs. Il attend aussi du régulateur de faire respecter les interdictions de produits classés CMR ou cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques.

Comment rester premier sur le marché du vin (et de l’œnotourisme) sans perdre les qualités propres au terroir français ? Les Appellations d’Origine Contrôlée (AOC), autrefois la marque de fabrique indiscutée, ne font plus l’unanimité. Si elles assurent une typicité du produit, elles ne peuvent garantir un modèle respectueux de A à Z. Et ce que veulent de plus en plus les consommateurs, c’est déguster un verre au goût d’éthique (mais c’est marqué sur l’étiquette). Du travail du raisin dans les vignes à l’achat de la bouteille chez le caviste, tout le circuit est observé à la loupe.

Naissent alors de nouvelles formes de viticulture pour contrer l’usage excessif de produits phytosanitaires : l’agriculture biologique, la biodynamie, les vins naturels, vins Demeter, la HVE (haute valeur environnementale) ou S.A.I.N.S... Beaucoup, malgré des différences de degrés et modalités d’épandage, interdisent l’utilisation de produits de synthèse, privilégiant des matières premières d’origine naturelle (cuivre, soufre - sulfites).

Si le vin est toujours un ‘produit de civilisation’ (et ce depuis l’Antiquité), il doit encore le prouver, notamment sur le terrain sensible du respect de la Terre et des Hommes !

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