Your browser does not support SVG. anims3 Note consommation des produits de la mer a doublé en cinquante ans... Venons-en maintenant au problème :le déclin des espèces marines. VS À quoi est-ce dû ? On a sélectionné ceux qui nuisent le plus à l’écosystème : Leurs bienfaits nutritifs sont connus: -36 % La majorité des stocks de poissons sont exploités à un rythme insoutenable 1 Trop de poissons sont capturés inutilement 2 Chalutde fond ? Palangre de fond ? Drague ? Filet dérivant ? Palangre flottante ? Senne tournante ? 32 % 58 % 10 % 90 % L’introduction d’espèces invasives menace certaines populations de poissons 3 Bon, bon,bon. On fait quoi alors ? On reporte notre appétit sur le poisson d'élevage ? ? + 240000 186 79 dauphins baleines raies esturgeons coraux requins par an & par habitant 20kg par an & par habitant 34kg 20 % 22 % 78 % 7 % 25 % 49 % 51 % 68 % 32 % 27 % 93 11 % Crustacés 9 % Amphibiens 2 % Poissons 68 % Mollusques 21 % 4kg de poissons d’élevage 1kg pour 58 % 36 % 83 % Chalut de fondFilet conique lesté pour ratisser les fonds marins, remorqué par un navire. Cibles : sole, langoustine, baudroie…Dégâts : Capture en moyenne 15 espèces non désirées, dont certaines dans les grands fonds ont un faible taux de fécondité. Dégrade les habitats et les organismes posés sur le fond. Palangre de fond Axe ancré au fond de la mer, généralement près des côtes, sur lequel sont fixés jusqu’à 1 000 hameçons Cibles : requin, roussette, raie, congre, lingue, dorade, grondin, merlan… Dégâts : capture des espèces non ciblées, dont des oiseaux marins attirés par les appâts au moment de la mise à l’eau. Palangre flottante (ou dérivante) Axe maintenu à la surface par des flotteurs, sur lequel sont fixés jusqu’à 1000 hameçons.Cibles : bar, thon, espadon...Dégâts : capture des espèces non ciblées, dont des tortues et des requins dans certaines zones. Drague Casier rigide doté d’une lame pour racler le fond marin, tiré par un bateau.Cibles: coquillagesDégâts: Détériore les fonds marins en profondeur sur une dizaine de centimètres. Senne tournante Filet utilisé en surface pour encercler et capturer un banc de poisson. Cibles : thon, maquereau, anchois, sardine...Dégâts : capture des espèces non ciblées. Tue de nombreux poissons par stress ou blessure, même lorsque la pêche est interrompue si elle s’avère décevante. Filet dérivant Interdits en Europe ! Filet flottant déployé verticalement, avec des mailles de tailles variables. Cibles : sole, merlu, baudroie...Dégâts : est parfois perdu et continue généralement à piéger des poissons pour rien. Dira-t-on encore « heureux comme un poisson dans l’eau » dans dix ans ? Ou l’expression sera-t-elle une coquille vide ? Le thon, les crevettes, la dorade, le saumon, tout ça c’est bon, délicieux même. Sauf que 90 % des stocks sont aujourd’hui victimes de surpêche ou exploités au maximum. Le risque ? L’écroulement des populations de poissons les plus prisés et leur disparition des étals et rayons frais. La solution : une gestion durable des ressources marines. Et devinez quoi, cela commence par nos assiettes. Alors, on continue de noyer le poisson ou on arrête les mauvaises pratiques ?! espèces connues y vivent: mammifères, poissons, reptiles, mollusques, végétaux, planctons, microbes… Certaines étaient déjà présentes au temps des dinosaures ! … et au moins trois fois plus restent à découvrir, selon les estimations. se cache une colossale biodiversité : Sous l’océan… L’un des principaux indicateurs de cette chute est l’indice planète vivante (IPV) marin établi par le WWF. Celui-ci mesure l’évolution de la biodiversité aquatique en suivant de près 6 170 groupes d’animaux marins représentant 1 353 espèces. Le comble, c’est que de nombreux États encouragent la surpêche en subventionnant l’acquisition de navires de grande capacité ou à la pointe de la technologie. Le 9 juin 2017, les gouvernements réunis à New York pour la conférence des Nations unies sur l’océan ont accepté de « prendre des mesures décisives pour interdire les subventions à la pêche qui contribuent à la surcapacité et à la surpêche, supprimer celles qui favorisent la pêche illicite ». Il est difficile de ne pêcher que le poisson recherché. Généralement, les pêcheurs remontent aussi dans leurs filets d’autres espèces non voulues. Il s’agit le plus souvent de poissons de petite taille et de faible valeur, mais parfois aussi de juvéniles d’espèces surexploitées et d’animaux menacés d’extinction, comme les tortues de mer, les requins et les raies. Si les prises accidentelles sont si nombreuses, c’est parce que les gros navires de pêches utilisent des engins qui ne font pas dans la dentelle. Entre 1970 et 2012, les populations étudiées, principalement des poissons, ont vu leurs effectifschuter de Monde France Variétés préférées Consommation Colin d’Alaska Origine Volumes à la vente Anchois Thon Colin d’Alaska Pêche Aquaculture Pêche Aquaculture des stocks mondiaux sont surexploités sont exploités au maximum de leur capacité sont sous-exploités des poissons capturés sont rejetés en mer (vivants, blessés ou morts), car la cale est pleine ou que l’espèce n’est pas intéressante commercialement. Le taux de rejet est nettement plus important : un poisson pêché sur quatre retourne à l’eau. des stocks sont aujourd’hui victimes de surpêche ou exploités au maximum. Dans le monde En France Reste un autre point noir : le gaspillage après le débarquement de la marchandise. Il arrive que des poissons soient relâchés dans un milieu naturel différent du leur, accidentellement ou volontairement. Le problème, c’est qu’ils peuvent y chasser des espèces qui étaient jusque-là dominantes, ou leur piquer leur nourriture, et ainsi chambouler tout un écosystème. Dont l’homme fait aussi partie. du volume de poisson est perdu entre le port et l’assiette des 12 000 espèces exotiques introduites en Europe sont envahissantes Les dommages sont à la fois : Sanitaires Les espèces exotiques fraîchement implantées pour transmettre des maladies à l’homme, contre lesquelles il n’est pas protégé. Économiques Perte de récolte et dégradation d’infrastructures. Le préjudice est évalué à 11,6  milliards d’euros rien qu’en Europe. Sociaux La perte de récolte pèse sur le revenu des pêcheurs (et donc leurs familles) et la santé des entreprises liées à cette pêche. Environnementaux La perte de biodiversitépeutconduire à l’extinction d’une espèce autochtone. Aquaculture, nf: Production d’organismes aquatiques en eau douce, saumâtre ou marine et dans les conditions contrôlées ou semi-contrôlées par l’homme, qu’il s’agisse d’animaux ou de végétaux. Moules, huîtres, saumons, dorades… Cultiver des poissons en milieu fermé a quelques avantages : • … et de limiter l’exploitation de certaines espèces de poissons sauvages. • Cela permet de répondre à la demande mondiale croissante de poissons… Casiers Chalut pélagique Filet L'autre problème de l'aquaculture est le recours aux antibiotiques. D’un côté, ils permettent de limiter le risque d’épidémie au sein des enclos. Mais de l’autre, ils affectent aussi les poissons voisins des fermes. L’aquaculture a généré en 2014 74 millions de tonnes de produits marins. La Chine réalise à elle seule de la production mondiale. Mais pas besoin d’avoir la médaille Fields pour comprendre que le ratio est mauvais ! Surtout que la plupart des poissons sauvages ne proviennent pas de stocks gérésdurablement. Des produits de substitution existent, commele soja. Avantage : il est meilleur marché. Inconvénient : une grande quantité provient du Brésil, où il pousse sur des parcelles de forêt amazonienne, parfois sous forme d’OGM. Cela dit, tous les poissons ne sont pas nourris de la sorte. 31 % de la production issue de l’élevage se débrouille sans l’homme pour manger. La carpe argentée, les huîtres et les moules en font parties. Très bien. Reste que les poissons d’aquaculture sont des gros consommateurs de poisson marins. C’est une perte gigantesque, mais dans les faits ce chiffre est sans doute encore plus important, puisque l’IPV marincomporte peu de données sur la pêche artisanale, la pêche de loisir et la pêche illégale – qui représenterait à elle seule 26 millions de tonnes par an. espèces marines menacéesdont espèces en danger critiquedont La liste rouge des espèces en danger d'extinction, mise à jour par l’UICN, recense : L'exemple le plus parlant, c’est celui des récifs coralliens, les trois-quarts sont aujourd’hui menacés d’extinction. Problème suivant : de leur survie dépendent plus de 25 % d’espèces marines qui y vivent, car elles y trouvent à la fois de la nourriture et un abri. C’est ainsi que les populations de poissons dépendants des récifs coralliens (suivies via l’indicateur IPV par le WWF) auraient décliné de 35 % entre 1979 et 2012. Les produits de la mer sont essentiels pour l’alimentation humaine. Pour 3,1 milliards de personnes dans le monde, ils représentent plus de D’après l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le poisson « protège contre les maladies cardiovasculaies et contribue au développement du cerveau et du système nerveux du fœtus et du nourrisson ». Protéines : de grande qualité, facilement assimilables et contenant les acides aminés essentiels. Une portion de 150 g satisfait entre 50 et 60 % des besoins quotidiens en protéines d’un adulte. Vitamines : A, D, E et BMinéraux : phosphore et calciumOligo-éléments : cuivre, fer, fluor, iode, zinc et sélénium Graisses non saturées : dont oméga 3 de cette production est destinée à la fabrication de farine et d’huile (principalement pour nourrir les animaux d’élevage) est destinée à la consommation humaine de l’apport en protéines animales. D’autres activités humaines ont un impact tout aussi sérieux : celles impliquées dans le changement climatique et la pollution des écosystèmes marins. Sur la côte sud de la Nouvelle-Écosse (Canada), deux chercheurs ont récemment constaté que le brochet maillé, introduit par des pêcheurs dans la région dix ans auparavant, se nourrissait de jeunes saumons. Le problème est que le stock de saumon s’est déjà effondré de 90 % depuis les années 1980 dans la zone, et qu’il peine à se renouveler. On passe sa souris sur le filet pour découvrir la méthode de pêche. Filet Une partie de cette faune aquatique, comestible et abondante, est prélevée en grande quantité par l’homme. Ce sont les produits de la mer, ou produits halieutiques. Au moins millions de tonnes ont été pêchées dans le monde en 2014. On dit « au moins » car ce chiffre est nettement sous-évalué, selon les spécialistes. de poissons sauvages il faut en moyenne Ces poiscailles réduits à l’état de farine et d'huile pour en nourrir d'autres sont des espèces à faible valeur commerciale, comme l'anchois ou la sardine. Enlever d’énormes quantités d’anchois et de sardines revient à affamer les espècesau-dessus dans la chaîne alimentaire : oiseaux, gros poissons… Ça pose des problèmes de sécurité alimentaire dans certaines régions, notamment en Afrique de l’Ouest. Frédéric Le Manach, directeur scientifique de l’ONG Bloom. Les poissons qui s'échappent peuvent affaiblir les stocks sauvages en modifiant leur patrimoine génétique en se reproduisant avec ces derniers. WWF dans son rapport Planète vivante 2016.
Your browser does not support SVG. anims3 ON LIT Les recommandations ON LIT Les recommandations on suit le guide on suit le guide on comprend la pêche on comprend la pêche on achète direct on achète direct ON SIGNE LA pétition ON SIGNE LA pétition Bon, maintenant qu’on sait tout ça, Agriculture biologique ASC (Aquaculture Stewardship Council) MSC (Marine Stewardship Council) Pêche durable Pavillon France On mange moins d’animaux On privilégie d’autres sources de protéines On reporte son appétit sur des espèces non menacées On fait attention aux labels On privilégie les produits issus des bonnes techniques de pêche On interpelleles décideurs Ce n’est pas nous qui pêchons, certes, mais c’est nous qui achetons. Avec nos choix de consommation, nous pouvons décourager les producteurs de continuer à cibler les espèces vulnérables. Voici nos conseils pour ne plus mordre à l'hameçon du marketing ! L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) recommande une à deux portions de poisson par semaine : 1 si la bête est riche en oméga 3 (saumon, sardine, maquereau, hareng, truite fumée) 2 si elle en est moyennement pourvue (rouget, anchois, bar, truite, dorade, turbot, brochet, éperlan, pilchard, flétan). L’Anses nous met aussi en garde contre les métaux lourds qui peuvent s’accumuler dans l’organisme de certaines espèces, et émet des recommandations spéciales pour les enfants et les femmes enceintes. Mais attention à ne pas remplacer le poisson par de la viande, dont l’industrie est à la fois l’une des causes du changement climatique et de la surpêche ! Il existe des alternatives bien plus vertueuses : L’ONG Bloom conseille de troquer le cabillaud, les crevettes et le thon pour des variétés non victimes de surpêche : merlan bleu, anchois, sardine, tacaud… Le WWF tient quant à lui à jour un « consoguide » pour faire le bon choix : une pastille verte pour les espèces à valoriser, jaune pour celles à consommer avec modération et rouge pour celles à éviter. Pour les protéines on en trouve dans les produits à base de céréales complètes (blé, avoine, maïs, seigle, riz, sarrasin, boulgour, etc.), de légumes secs (pois cassés, pois chiches, lentilles, haricots rouges et blancs, flageolets, fèves, etc.) et bien d’autres (noix, brocoli, soja, graines de courges). Le secret, c’est d’associer les trois ! Pour les minéraux on trouve du phosphore et du calcium dans le lait, la farine de blé, le son d’avoine, les raisins sec... Pour les oligo-éléments l’œuf de poule est le seul aliment à réunir ceux qu’on trouve la plupart du temps chez le poisson. Mais on en déniche aussi en nombre dans les haricots, le persil, le son de blé, la noix et les fruits déshydratés (abricot, banane, pruneau). Pour les vitamines on vous conseille les œufs, les pâtes aux œufs, le lait, les pommes de terre, le maïs et vos fruits préférés ! Pour les oméga 3 noix, laitue, graines de chia, huile de chanvre Un certain nombre de labels permettent de repérer dans les rayons des produits certifiés« pêche durable ». Les plus connus sont : Mais attention: des ONG émettent des doutes sur certains de ces labels. Notre conseil : ça ne mange pas de pain de vérifier si l’espèce, l’origine et la technique de pêche sont compatibles avec ce qu’on a dit plus haut ! Des engins de pêche qui ne défoncent pas les fonds marins et ne capturent pas trop d'espèces par accident ? Si si, ça existe ! La pêche à pied, les casiers, les lignes de traîne, le chalut pélagique ou la senne sur banc libre, par exemple. Mais comment repérer ça sur l’étal ? Simple : on regarde l’étiquette ! La mention de la méthode de pêche y est obligatoire en France. L’autre solution, c’est de s’abonner aux paniers poissons livrés par la plateforme Poiscaille, qui sont garantis pêche raisonnée et circuit court. Les politiques, mais aussi les responsables de supermarché et l'épicier du coin, bref tous ceux qui ont un poids décisionnel dans la filière pêche. Suivez l’exemple du pêcheur breton qui a lancé une pétition pour demander au patron des enseignes du groupe E. Leclerc d’arrêter de vendre du bar lors de la période de reproduction ! Plus de 5 000 personnes l'ont déjà signée : Sources : World register of marines species | Census of marine life | FAO | France Agrimer France Filière pêche | WWF | UICN | Ifremer | Bloom | Anses
Your browser does not support SVG. Thon Colin d’Alaska Pêche Aquaculture 83 % 68 % 32 % par an & par habitant 34kg Dira-t-on encore « heureux comme un poisson dans l’eau » dans dix ans? Ou l’expression sera-t-elle une coquille vide? Le thon, les crevettes, la dorade, le saumon, tout ça c’est bon, délicieux même. Sauf que 90 % des stocks sont aujourd’hui victimes de surpêche ou exploités au maximum. Le risque? L’écroulement des populations de poissons les plus prisés et leur disparition des étals et rayons frais. La solution: une gestion durable des ressources marines.Et devinez quoi, cela commence par nos assiettes. Alors, on continue de noyer le poisson ou on arrête les mauvaises pratiques?! espèces connues y vivent: mammifères, poissons, reptiles, mollusques, végétaux, planctons, microbes… Certaines étaient déjà présentes au temps des dinosaures! se cache une colossale biodiversité: Sous l’océan… 240000 … et au moins trois fois plus restent à découvrir, selon les estimations. Une partie de cette faune aquatique, comestible et abondante, est prélevée en grande quantité par l’homme. Ce sont les produits de la mer, ou produits halieutiques. 93 millions de tonnes ont été pêchées dans le monde en 2014. On dit « au moins » car ce chiffre est nettement sous-évalué, selon les spécialistes. de cette production est destinée à la fabrication de farine et d’huile (surtout pour nourrir les animaux d’élevage) 22 % 78 % est destinée à la consommation humaine Les produits de la mer sont essentiels pour l’alimentation humaine. Pour 3,1 milliards de personnes dans le monde, ils représentent plus de de l’apport en protéines animales. 20 % Leurs bienfaits nutritifs sont connus: Protéines:de grande qualité, facilement assimilables et contenant les acides aminés essentiels. Une portion de 150 g satisfait entre 50 et 60 % des besoins quotidiens en protéines d’un adulte. Vitamines: A, D, E et BMinéraux: phosphore et calciumOligo-éléments: cuivre, fer, fluor, iode, zinc et sélénium Graisses non saturées: dont oméga 3 D’après l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le poisson « protège contre les maladies cardiovasculaires et contribue au développement du cerveau et du système nerveux du fœtus et du nourrisson ». Notre consommation des produits de la mer a doublé en cinquante ans... Variétés préférées Consommation Colin d’Alaska Origine Volumes à la vente importés Variétés préférées Consommation Origine Volumes à la vente importés Pêche Aquaculture 49 % 36 % 51 % Anchois par an & par habitant 20kg Monde VS France Venons-en maintenant au problème: le déclin des espèces marines. L’un des principaux indicateurs de cette chute est l’indice planète vivante (IPV) marin établi par le WWF. Celui-ci mesure l’évolution de la biodiversité aquatique en suivant de près 6170 groupes d’animaux marins représentant 1353 espèces. Entre 1970 et 2012, les populations étudiées, principalement des poissons, ont vu leurs effectifschuter de C’est une perte gigantesque, mais dans les faits ce chiffre est sans doute encore plus important, puisque l’IPV marin comporte peu de données sur la pêche artisanale, la pêche de loisir et la pêche illégale – qui représenterait à elle seule 26 millions de tonnes par an. -36 % 186 espèces marines menacéesdont 79 espèces en danger critiquedont dauphins raies esturgeons coraux requins baleines La liste rouge des espèces en danger d’extinction, mise à jour par l’UICN, recense: À quoi est-ce dû? 1 La majorité des stocks de poissons sont exploités à un rythme insoutenable des stocks mondiaux sont surexploités 32 % sont exploités au maximum de leur capacité 58 % sont sous-exploités 10 % 90 % des stocks sont aujourd’hui victimesde surpêche ou exploités au maximum. Le comble, c’est que de nombreux États encouragent la surpêche en subventionnant l’acquisition de navires de grande capacité ou à la pointe de la technologie. Le 9 juin 2017, les gouvernements réunis à New York pour la conférence des Nations unies sur l’océan ont accepté de « prendre des mesures décisives pour interdire les subventions à la pêche qui contribuent à la surcapacité et à la surpêche, supprimer celles qui favorisent la pêche illicite ». Il est difficile de ne pêcher que le poisson recherché. Généralement, les pêcheurs remontent aussi dans leurs filets d’autres espèces non voulues. Il s’agit le plus souvent de poissons de petite taille et de faible valeur, mais parfois aussi de juvéniles d’espèces surexploitées et d’animaux menacés d’extinction, comme les tortues de mer, les requins et les raies. Si les prises accidentelles sont si nombreuses, c’est parce que les gros navires de pêches utilisent des engins qui ne font pas dans la dentelle. 2 Trop de poissons sont capturés inutilement des poissons capturés sont rejetés en mer (vivants, blessés ou morts), car la cale est pleine ou que l’espèce n’est pas intéressante commercialement. Le taux de rejet est nettement plus important: un poisson pêché sur quatre retourne à l’eau. 7 % 25 % Dans le monde En France On a sélectionné ceux qui nuisent le plus à l’écosystème: Au moins
Your browser does not support SVG. Senne tournante ? ? ? Palangre flottante Palangre de fond ? Filet dérivant ? Drague ? Chalutde fond ? Reste un autre point noir: le gaspillage après le débarquement de la marchandise. du volume de poisson est perdu entre le port et l’assiette 27 % 3 L’introduction d’espèces invasives menace certaines populations de poissons Il arrive que des poissons soient relâchés dans un milieu naturel différent du leur, accidentellement ou volontairement. Le problème, c’est qu’ils peuvent y chasser des espèces qui étaient jusque-là dominantes,ou leur piquer leur nourriture, et ainsi chambouler tout un écosystème. Dont l’homme fait aussi partie. des 12000 espèces exotiques introduites en Europe sont envahissantes 11 % Les dommages sont à la fois: EnvironnementauxLa perte de biodiversité peut conduire à l’extinction d’une espèce autochtone. ÉconomiquesPerte de récolte et dégradation d’infrastructures. Le préjudice est évalué à 11,6 milliards d’euros rien qu’en Europe. Sanitaires Les espèces exotiques fraîchement implantées pour transmettre des maladies à l’homme, contre lesquelles il n’est pas protégé. Sociaux La perte de récolte pèse sur le revenu des pêcheurs (et donc leurs familles) et la santé des entreprises liées à cette pêche. L’exemple le plus parlant, c’est celui des récifs coralliens, les trois-quarts sont aujourd’hui menacés d’extinction. Problème suivant: de leur survie dépendent plus de 25 % d’espèces marines qui y vivent, car elles y trouvent à la fois de la nourriture et un abri. C’est ainsi que les populations de poissons dépendants des récifs coralliens (suivies via l’indicateur IPV par le WWF) auraient décliné de 35 %entre 1979 et 2012. D’autres activités humaines ont un impact tout aussi sérieux : celles impliquées dans le changement climatique et la pollution des écosystèmes marins. Sur la côte sud de la Nouvelle-Écosse (Canada), deux chercheurs ont récemment constaté que le brochet maillé, introduit par des pêcheurs dans la région dix ans auparavant, se nourrissait de jeunes saumons. Le problème est que le stock de saumon s’est déjà effondré de 90 % depuis les années 1980 dans la zone, et qu’il peine à se renouveler. Bon, bon,bon. On fait quoi alors? On reporte notre appétit sur le poisson d’élevage? Aquaculture, nf: Production d’organismes aquatiques en eau douce, saumâtre ou marine et dans les conditions contrôlées ou semi-contrôlées par l’homme, qu’il s’agisse d’animaux ou de végétaux. ? Moules, huîtres, saumons, dorades… Cultiver des poissons en milieu fermé a quelques avantages: • … et de limiterl’exploitation de certaines espèces de poissons sauvages. • Cela permet de répondre à la demande mondiale croissante de poissons… + Mollusques Crustacés Amphibiens 68 % 21 % 9 % 2 % Poissons L’aquaculture a généré en 201474 millions de tonnes de produits marins. La Chine réalise à elle seule de la production mondiale. 58 % Très bien. Reste que les poissons d’aquaculture sont des gros consommateurs de poissons marins. 4kg de poissons sauvages il faut en moyenne 1kg de poissons d’élevage pour Ces poiscailles réduits à l’état de farine et d’huile pour en nourrir d’autres sont des espèces à faible valeur commerciale, comme l’anchois ou la sardine. Mais pas besoin d’avoir la médaille Fields pour comprendre que le ratio est mauvais ! Surtout que la plupart des poissons sauvages ne proviennent pas de stocks gérés durablement.Des produits de substitution existent, comme le soja. Avantage: il est meilleur marché. Inconvénient : une grande quantité provient du Brésil, où il pousse sur des parcelles de forêt amazonienne, parfois sous forme d’OGM.Cela dit, tous les poissons ne sont pas nourris de la sorte. 31 % de la production issue de l’élevage se débrouille sans l’homme pour manger. La carpe argentée, les huîtres et les moules en font parties.L’autre problème de l’aquaculture est le recours aux antibiotiques. D’un côté, ils permettent de limiter le risque d’épidémie au sein des enclos. Mais de l’autre, ils affectent aussi les poissons voisins des fermes Enlever d’énormes quantités d’anchois et de sardines revient à affamer les espèces au-dessus dans la chaîne alimentaire : oiseaux, gros poissons… Ça pose des problèmes de sécurité alimentaire dans certaines régions, notamment en Afrique de l’Ouest. Frédéric Le Manach, directeur scientifique de l’ONG Bloom. Les poissons qui s’échappent peuvent affaiblir les stocks sauvages en modifiant leur patrimoine génétique en se reproduisant avec ces derniers. WWF dans son rapport Planète vivante 2016. Bon, maintenant qu’on sait tout ça, Ce n’est pas nous qui pêchons, certes, mais c’est nous qui achetons. Avec nos choix de consommation, nous pouvons décourager les producteurs de continuer à cibler les espèces vulnérables. Voici nos conseils pour ne plus mordre à l’hameçon du marketing! On mange moins d’animaux L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) recommande une à deux portions de poisson par semaine: 1 si la bête est riche en oméga 3 (saumon, sardine, maquereau, hareng, truite fumée)2 si elle en est moyennement pourvue (rouget, anchois, bar, truite, dorade, turbot, brochet, éperlan, pilchard,$flétan). L’Anses nous met aussi en garde contreles métaux lourds qui peuvent s’accumuler dans l’organisme de certaines espèces, et émet des recommandations spéciales pour les enfants et les femmes enceintes. ON LIT Les recommandations On privilégie d’autres sources de protéines Mais attention à ne pas remplacer le poisson par de la viande, dont l’industrie est à la fois l’une des causes du changement climatique et de la surpêche! Il existe des alternatives bien plus vertueuses: Pour les protéineson en trouve dans les produits à base de céréales complètes (blé, avoine, maïs, seigle, riz, sarrasin, boulgour, etc.), de légumes secs (pois cassés, pois chiches, lentilles, haricots rouges et blancs, flageolets, fèves, etc.) et bien d’autres (noix, brocoli, soja, graines de courges). Le secret, c’est d’associer les trois! Pour les minéraux on trouve du phosphore et du calcium dans le lait, la farine de blé, le son d’avoine, les raisins secs… Pour les oligo-éléments l’œuf de poule est le seul aliment à réunir ceux qu’on trouve la plupart du temps chez le poisson. Mais on en déniche aussi en nombre dans les haricots, le persil, le son de blé, la noix et les fruits déshydratés (abricot, banane, pruneau). Pour les vitamines on vous conseille les œufs, les pâtes aux œufs, le lait, les pommes de terre, le maïs et vos fruits préférés! Pour les oméga 3 noix, laitue, graines de chia, huile de chanvre. On reporte son appétit sur des espèces non menacées L’ONG Bloom conseille de troquer le cabillaud, les crevettes et le thon pour des variétés non victimes de surpêche: merlan bleu, anchois, sardine, tacaud… Le WWF tient quant à lui à jour un « consoguide » pour faire le bon choix: une pastille verte pour les espèces à valoriser, jaune pour celles à consommer avec modération et rouge pour celles à éviter. on suit le guide On clique pour découvrir la méthode de ? Filet utilisé en surface pour encercler et capturer un banc de poisson. Cibles: thon, maquereau, anchois, sardine... Dégâts: capture des espèces non ciblées. Tue de nombreux poissons par stress ou blessure, même lorsque la pêche est interrompue si elle s’avère décevante. ? Axe maintenu à la surface par des flotteurs, sur lequel sont fixés jusqu’à 1000 hameçons.Cibles: bar, thon, espadon...Dégâts: capture des espèces non ciblées, dont des tortues et des requins dans certaines zones. ? Axe ancré au fond de la mer, généralement près des côtes, sur lequel sont fixés jusqu’à 1 000 hameçons. Cibles: requin, roussette, raie, congre, lingue, dorade, grondin, merlan…Dégâts: capture des espèces non ciblées, dont des oiseaux marins attirés par les appâts au moment de la mise à l’eau. ? Interdits en Europe ! Filet flottant déployé verticalement, avec des mailles de tailles variables. Cibles: sole, merlu, baudroie... Dégâts: est parfois perdu et continue généralement à piéger des poissons pour rien. Casier rigide doté d’une lame pour racler le fond marin, tiré par un bateau.Cibles: coquillages. Dégâts: Détériore les fonds marins en profondeur sur une dizaine de centimètres. Filet conique lesté pour ratisser les fonds marins, remorqué par un navire. Cibles: sole, langoustine, baudroie… Dégâts: Capture en moyenne 15 espèces non désirées, dont certaines dans les grands fonds ont un faible taux de fécondité. Dégrade les habitats et les organismes posés sur le fond.
Your browser does not support SVG. on comprend la pêche on achète direct On privilégie les produits issus des bonnes techniques de pêche Des engins de pêche qui ne défoncent pas les fonds marins et ne capturent pas trop d’espèces par accident? Si si, ça existe! La pêche à pied, les casiers, les lignes de traîne, le chalut pélagique ou la senne sur banc libre, par exemple. Mais comment repérer ça sur l’étal? Simple: on regarde l’étiquette! La mention de la méthode de pêche y est obligatoire en France. L’autre solution, c’est de s’abonner aux paniers poissons livrés par la plateforme Poiscaille, qui sont garantis pêche raisonnée et circuit court. On fait attention aux labels Un certain nombre de labels permettent de repérer dans les rayons des produits certifiés « pêche durable ». Les plus connus sont: Mais attention: des ONG émettent des doutes sur certains de ces labels. Notre conseil: ça ne mange pas de pain de vérifier si l’espèce, l’origine et la technique de pêche sont compatibles avec ce qu’on a dit plus haut! Agriculture biologique MSC (Marine Stewardship Council) Pêche durable Pavillon France ASC (Aquaculture Stewardship Council) On interpelle les décideurs Les politiques, mais aussi les responsables de supermarché et l’épicier du coin, bref tous ceux qui ont un poids décisionnel dans la filière pêche.Suivez l’exemple du pêcheur breton qui a lancé une pétition pour demander au patron des enseignes du groupe E. Leclerc d’arrêter de vendre du bar lors de la période de reproduction! Plus de 5000 personnes l’ont déjà signée: ON SIGNE LA pétition Sources: World register of marines species Census of marine life l FAO France Agrimer l France Filière pêche l WWFUICN l Ifremer l Bloom l Anses