La guerre en Ukraine s’installe dans la durée, le cessez-le-feu à Gaza reste fragile et sort progressivement des radars médiatiques, les tensions diplomatiques s’intensifient autour de l’Arctique et du Groenland, tandis que l’enlèvement spectaculaire autour de Nicolás Maduro ouvre des débats sur la légitimité d’une intervention états-unienne (ah bon, il y a débat ?). Donald Trump dit désormais vouloir s’occuper de Cuba, du Mexique ou de l’Iran, et annonce vouloir sortir de presque tous les traités internationaux. Bref, les hommes politiques à la tête de ce monde n’inspirent pas franchement la sérénité.
Réduire son exposition à l’information en continu, soutenir des ONG humanitaires ou des associations d’aide aux réfugiés, interpeller ses élus sur les positions françaises et européennes sont des gestes modestes, mais étonnamment efficaces pour transformer l’anxiété en action. Les travaux en sciences sociales montrent que l’engagement local peut réduire significativement le sentiment d’impuissance politique.
Ce qui nous amène assez naturellement au deuxième point 👇
On a souvent l’impression que la politique est un spectacle étrange et lointain. Pourtant, en mars 2026, les élections municipales offrent un levier extrêmement concret pour agir à son échelle. Urbanisme, transports, écoles, politique sociale, environnement, égalité femmes-hommes : tout passe, très concrètement, par la commune.
Vérifier son inscription électorale, anticiper une procuration si besoin, interpeller les listes candidates, bien se renseigner sur les programmes ou organiser un débat local sont des actions simples, mais redoutablement efficaces.
Si on ne devait choisir qu’un seul moment pour agir en 2026, ce serait sans doute celui-ci.
« Whaaaa, trop beau la neige ! » Jusqu’à ce que quelques épisodes neigeux suffisent à bloquer des axes routiers, perturber la circulation des poids lourds et retarder les livraisons. En janvier, en à peine une journée, des rayons partiellement vides sont apparus dans plusieurs supermarchés. Les distributeurs ont parlé de « tensions temporaires ». Mais ce que cet épisode révèle surtout, c’est que notre approvisionnement repose sur une logistique extrêmement tendue, avec peu de marges d’ajustement. Cela rappelle une évidence qu’on a tendance à oublier : vivre en ville (et souvent aussi à la campagne, à moins d’être autosuffisant) signifie dépendre d’une multitude de maillons invisibles.
C’est dans ces moments qu’on se dit que sécuriser 48 à 72 heures d’autonomie alimentaire, développer les circuits courts, créer des réseaux d’entraide de quartier pourrait ne rien avoir de survivaliste hardcore. Cela pourrait simplement relever du bon sens tant nos modes de vie, confortables, reposent sur des équilibres précaires.
Ça y est, l’intelligence artificielle s’est immiscée dans presque tous les aspects de nos vies : écrire un mail, trouver une recette, résumer un texte, parfois même y trouver l’amour. Comme le smartphone avant elle, elle est devenue indispensable sans qu’on s’en aperçoive, et sans véritable débat collectif préalable. La question n’est désormais plus « pour ou contre », mais « jusqu’où ».
Prendre le temps de définir ce qu’on délègue à l’IA, ce qu’on garde pour soi et ce qu’on refuse clairement est un travail nécessaire, sans doute salutaire. Ce ne sont pas les outils qui posent problème, mais l’absence de choix conscient dans leur usage (le fameux science sans conscience n’est que ruine de l’âme). Impact environnemental, protection des données, capacité à réfléchir ou créer soi-même : ce sont des questions inconfortables, mais importantes, qu’on peut commencer à se poser dès maintenant.
Les chiffres sont sans appel. Selon le ministère de l’Intérieur, les actes antisémites ont atteint en France des niveaux historiquement élevés depuis 2023. Les signalements d’actes anti-musulmans restent également élevés, bien que plus difficiles à quantifier précisément. Dans le même temps, la galaxie Bolloré continue d’attiser les clivages en diffusant des prises de position identitaires rigoristes. Dans ce contexte, les discours simplistes et clivants prospèrent.
Pourtant, les actions les plus efficaces sont rarement les plus spectaculaires : accompagner une victime, signaler un acte, soutenir une association locale, organiser des temps de rencontre dans les écoles, les maisons de quartier ou les associations. Entretenir le lien social ne fait pas souvent la une, mais il peut empêcher les fractures de devenir irréversibles.
Fin 2025, l’INSEE estimait l’inflation autour de 0,8 % sur un an, avec une baisse des prix de l’énergie, mais une pression persistante sur l’alimentaire et certains services.
Autrement dit : le « tout augmente » est faux statistiquement, mais dans la vraie vie, beaucoup galèrent quand même. Agir peut passer par des gestes très simples : revoir certains contrats (assurances, télécoms), mutualiser des achats, utiliser les ressourceries, résister aux sirènes du marketing et des soldes inutiles, interpeller les collectivités sur les tarifs publics (cantines, transports, aides sociales).
Là encore, le local fait une vraie différence.
En 2024, 272 400 victimes de violences conjugales ont été enregistrées et 107 féminicides recensés : en moyenne une femme est tuée tous les 2 à 3 jours en France. Pourtant, les polémiques récentes autour de propos antiféministes tenus par certaines figures publiques comme Brigitte Macron (et son fameux « sales connes ») et Brigitte Bardot, ont parfois occupé davantage l’espace médiatique que la réalité massive et documentée des violences faites aux femmes.
Les réponses possibles relèvent surtout d’un travail de fond : soutenir les associations d’aide aux victimes, se former en tant que témoin, relayer les dispositifs existants, demander des moyens adaptés au niveau local comme national, et éviter de réduire ces violences à de simples faits divers.
Voici, de manière complètement subjective, quelques pistes de réflexion pour 2026. Elles n’épuisent évidemment pas le sujet, et tant mieux ! Laquelle résonne le plus pour vous ? Quelles autres pistes vous semblent importantes ou nécessaires aujourd’hui ? N’hésitez pas à nous le dire, par mail ou en commentaire, là où vous découvrirez ce texte.
Et si l’envie vous prend de prolonger la réflexion autrement, vous pouvez aussi consulter ces 2 autres infographies pour commencer l’année en mode junk food & digital detox :